Écriture

7 choses que j’ai apprises en écriture, de Laurie Flynn

Laurie Flynn écrit de la fiction contemporaine pour jeunes adultes. Son premier roman, FIRSTS, est publié chez Thomas Dunne Books/St Martin. Laurie a étudié le journalisme, et la chose la plus importante qu’elle a appris est qu’elle préfère écrire des fictions plutôt que de faire des reportages. Elle a aussi été mannequin, un travail qui lui a permis de voyager jusqu’à Tokyo, Athènes et Paris. Laurie habite désormais à Londres, en Ontario avec son mari Steve, qui se montre très compréhensif lorsqu’elle s’isole pour passer du temps seule avec ses personnages. Elle boit un peu trop de café, ronfle quand elle rit, et se chronomètre lorsqu’elle fait des mots croisés.

1. La comparaison est le voleur de joie.

Lorsque vous convoitez le succès de quelqu’un d’autre, prenez une minute pour réfléchir au vôtre. Sur Internet, on lit beaucoup de bonnes nouvelles – des auteurs qui trouvent un agent, des signatures de contrat d’édition, etc. Si vous êtes jaloux du succès d’un autre écrivain, souvenez-vous que vous ignorez le chemin qu’il/elle a parcouru pour y arriver. Soyez heureux pour les autres et inspirez-vous-en, mais surtout, ayez foi en vous. Vous êtes le seul auteur qui puisse raconter les histoires que vous écrivez.

2. Ralentir.

Le monde de l’édition peut avancer au ralenti, en particulier lorsque vous avez envie que ça aille vite. Si vous vérifiez vos e-mails mille fois par jour dans l’attente d’une réponse de votre agent sur vos questions, ou de nouvelles d’un éditeur à qui vous avez soumis votre roman, vous allez être en permanence sur les nerfs. Il m’est arrivé une fois de vérifier mes mails douze fois en l’espace de quinze minutes alors que je me rendais au travail en voiture. Est-ce que les nouvelles sont arrivées plus vites? Non, mais ça me rendait folle. Essayez de comprendre que vous ne pouvez pas faire accélérer ou ralentir les choses, mais vous pouvez contrôler vos mots. Faites en sorte que cette attente en vaille la peine.

3. Comprendre que chaque livre est différent.

Tout comme chaque écrivain a un chemin différent, chaque livre que vous écrivez peut suivre un processus complètement différent. Pour mon premier roman, FIRSTS, je n’avais pas du tout fait de synopsis de travail, mais le projet sur lequel j’ai travaillé juste après n’aurait pas fonctionné sans. Donnez-vous la liberté de faire ce qui fonctionne pour vous, et comprenez que ça peut changer constamment.

4. Travaillez toujours sur quelque chose de nouveau.

C’est la chose la plus importante que j’ai apprise. Peu importe ce que vous faites – que ce soit se documenter, faire des soumissions ou attendre une lettre d’une maison d’édition – canalisez votre énergie dans quelque chose de nouveau. J’ai toujours un projet en cours à tout moment, et cette passion fait que je reste enthousiaste et motivée. Cela aide aussi à mieux gérer émotionnellement les refus.

5. Trouvez-vous un bêta-lecteur.

Au début, mon idée des corrections se résumait à déplacer quelques virgules, sans trop chambouler l’ensemble de l’histoire. Chercher un partenaire critique ou un bêta-lecteur en qui vous avez confiance pour lire votre manuscrit et partager vos pensées est inestimable. Accepter la critique aide aussi à vous préparer à travailler avec un agent ou un éditeur.

6. Soyez indulgent avec vous-même.

J’aime mes habitudes et je suis très pointilleuse lorsqu’il s’agit de ma routine. Mais certains jours, je n’ai pas envie d’écrire, et j’ai appris à l’accepter. C’est important de faire une pause, et même de travailler sur autre chose. Ce n’est pas grave de passer une journée dans le canapé, à regarder Netflix et à manger de la malbouffe. Écoutez votre cerveau et il vous écoutera en retour quand vous voudrez commencer un nouveau projet. Écoutez votre corps, aussi — mes meilleures réflexions viennent quand je me lève de mon bureau pour aller me promener.

7. Prenez des risques.

Écrivez ce dont vous avez peur. Écrivez cette idée folle, celle à laquelle vous n’arrêtez pas de penser, même si vous n’êtes pas complètement sûr de vous. Acceptez d’apprendre au fur et à mesure. Ne vous enfermez pas dans un seul genre, ou un seul concept. C’est certes une bonne chose d’avoir une marque de fabrique et de savoir quel genre d’écrivain vous êtes, mais donnez-vous la permission de défier tout ça. Je trouve qu’en me lançant des défis pour tenter quelque chose de nouveau, je finis par repousser mes limites créatives et je me rends compte que je peux faire plus que ce que j’imaginais. Je n’ai jamais regretté d’avoir tenté quelque chose, même si ça n’a pas fonctionné. C’est comme ça que l’on grandit en tant qu’artiste. C’est comme ça que l’on trouve sa voix.

 

Article tiré de « 7 Things I’ve Learned So Far, by Laurie Flynn« 

 

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