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5 mythes dans les arts martiaux qui sont vrais

Les films d’arts martiaux sont un univers fantastique à part entière, et qui très souvent donne l’impression de ne pas obéir aux lois de la physique. Entre sauts, pirouettes et cascades, les mouvements martiaux que l’on voit à l’écran ne sont pas toujours réalistes, ou alors ils nous donnent l’impression de ne pas l’être. Voici cinq mythes qui prouvent que ces choses dites impossible le sont réellement.  

5 – Attraper une flèche en plein vol

Un des mythes les plus courants consiste pour un pratiquant d’attraper une flèche en plein vol. Ce qui paraît impossible. Les flèches sont efficaces car elles sont trop rapides pour qu’on les évite. Anthony Kelly, qui dit être un « homme de réaction » n’est pas d’accord : il détient le record du monde et prétend être capable d’attraper un maximum de flèches en deux minutes.

Kelly a attrapé un total de 33 flèches en plein vol.

Kelly raconte qu’il a commencé à attrapé des flèches en 2000, au cours d’une fête annuelle des arts martiaux au New England Martial Arts Center. A partir de là, Kelly est devenu la référence pour attraper des objets tranchants en plein vol lors de démonstrations. Il a même été abordé par le MythBusters pour tester plusieurs mythes de ninja. Et lorsqu’il a fallu attraper une flèche – envoyé par l’archer Jamie Hyneman – Kelly l’a attrappé en plein vol comme un pro, devant la caméra.

4 – L’épreuve des cent combats du Kumite 

Dans Bloodsport – le film qui a popularisé à la fois le kumite et le grand écart masculin – on peut voir Jean-Claude Van Damme vaincre les combattants les uns après les autres dans un tournoi d’arts martiaux, et en ressortir vainqueur.

Il faut savoir que le kumite existe vraiment. Dans Bloodsport, le kumite est un tournoi, similaire au NCCA Championships avec davantage de coups de coude au visage. Il est donc plausible d’imaginer que Van Damme (qui incarne Frank Dux, instructeur ninjitsu dans la vraie et vie et champion de kumite) puisse remporter l’or.

Le kumite n’est pas un simple concours : c’est un test d’endurance développé par le fondateur du kyokushin (style de karaté), qui a trouvé une façon légale d’assassiner ses élèves. Le vrai défi consiste à affronter 100 combattants, un à un à tour de rôle dans un round de deux minutes. Après chaque round, le challenger a 60 secondes de récupération avant d’enchainer face à un nouvel opposant. Le but est de défaire au moins la moitié de ses adversaires, de préférence par KO.

Seulement 14 personnes dans l’histoire du kumite ont réussi l’épreuve des 100 combats. Un des derniers à avoir tenté est Judd Reid, dont la préparation pour le combat est plus impressionnante que tous les Rockys (et même quelques Karate Kids). Puis, Akira Masuda a relevé le défi en 1991. Durant son 44ème combat, Masuda a failli arracher la tête de son adversaire sur un coup de pied et lui a presque explosé la cage thoracique.

3 – Décimer ses ennemis avec des objets du quotidien

Jackie Chan a réussi à convaincre les spectateurs que tout objet peut servir comme arme mortelle, du lacet de chaussure à la passoire.

L’éventail comme arme : Il est possible de défigurer un adversaire en utilisant un éventail en bambou avec le bon entraînement. Il existe d’ailleurs un évantail en fer aussi connu sous le nom de tessen. L’évantail en fer était utilisé par les femmes ninjas comme moyen de défense contre des assassins, afin de les neutraliser pour ensuite les faire parler. Les rayons étaient faits en bois solide ou métal durci, et ils faisaient d’excellents outils d’évitement, ainsi que des instruments tranchants.

Le Tessen-jutsu est donc l’art de l’éventail de guerre que la haute noblesse japonaise a développé pour pouvoir se défendre à la cour du Shogun où on ne venait que désarmé.

2 – La Boxe de l’homme ivre 

Aussi surprenant soit-il, la boxe de l’homme ivre est bien un style d’art martial – en revanche il ne vaut mieux pas être ivre pour le pratiquer. Chaque technique implique une gestuelle qui imite un homme ivre pour donner l’impression d’être plus vulnérable face à l’adversaire. Une fois que vous avez réussissez à le leurrer avec des mouvements de balanciers, c’est le bon moment pour frapper.

Il existe trois types de techniques : des mouvements ivres, des mouvements de hanches et des mouvements de chute. Ces techniques, bien qu’elles ressemblent à des gesticulations, sont en réalité des versions déguisées d’attaques basiques et d’esquive. Elles ont pour rôle de confondre et surprendre l’ennemi.

Il existe aussi le kung fu du singe ivre. Ce style a été développé par un meurtrier condamné pour une période de dix ans, pendant laquelle il a étudié les personnalités de différents singes.  

1 – Le One-Inch Punch

Dans Kill Bill Vol. 2, le personnage d’Uma Thurman est enterré vivant. Même s’il s’agit d’un excellente pratiquante, elle a peu d’espace pour bouger, allongée sur le dos dans une boite étroite : seulement 7 cm de distance entre son poing et le couvercle du cercueil. Pour autant, elle réussit à forcer le passage quand même. Tentez vous-même. Il est impossible de casser quelque chose avec ses mains nues à une distance de 7 centimètres.

La vérité est plus incroyable que le film. Il suffit d’un seul pouce en colère pour détruire une planche.

C’est Bruce Lee qui a perfectionné cette technique, appelée le one-inch punch, et a démontré à quel point ce coup était légitime à de multiples occasions.

Le History Channel a récemment filmé un moine shaolin qui fait la démonstration de la puissance du one-inch punch. Ils ont conclu que « un accident de voiture à une vitesse de 45km/heure causerait moins de dommage » qu’un de ses coups de poings.

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